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| Sondages/Elysée: l'institut d'enquête OpinionWay débouté contre Marianne PARIS le 16/03/2010 (Actualisé le 16/03/2010 à 18h59) - AFP

Le tribunal correctionnel de Paris a débouté
mardi le patron de l'institut d'enquêtes OpinionWay, Hugues Cazenave, d'une
demande de condamnation pour diffamation de l'hebdomadaire Marianne qui, en
juillet, l'avait accusé de "trafiquer" certains de ses sondages, payés par
l'Elysée. Le 25 juillet, Marianne avait publié dans son édition papier un long
article intitulé : "Affaire d'Etat: comment l'Elysée achète des sondages pour
manipuler l'opinion". Quelques jours plus tôt, elle avait également publié sur
son site internet une série d'articles sur le sujet. Ces articles faisaient écho à la polémique sur les sondages payés par
l'Elysée, née avec la publication, le 15 juillet par la Cour des comptes, d'un
rapport épinglant les pratiques de l'Elysée, dont le budget sondages avait
atteint 3,28 millions d'euros en 2008. Dans Marianne, on pouvait lire notamment: "En deux pages pudiques, la Cour
explique que l'Elysée paye (cher, très cher) un consultant Patrick Buisson,
qui commande à l'institut de sondage OpinionWay des enquêtes d'opinion au miel
et au sucre. A charge pour Le Figaro et LCI de diffuser cette propagande. On
exagère ? Même pas...". "Ces propos, certes critiques, ne consistent cependant pas en l'imputation
d'un manquement à la déontologie des instituts de sondage qui serait contraire
à l'honneur et à la considération de la société partie civile", analyse le
tribunal dans sa décision dont l'AFP a eu copie. Lors de l'audience, le rédacteur en chef du site internet de Marianne et
co-auteur des articles incriminés Philippe Cohen avait défendu sa position.
"Ce qu'on voulait montrer, c'est qu'il s'agit d'un dispositif de
communication", consistant à "donner le la de la communication présidentielle". "Ce que je trouve choquant" c'est qu'un institut de sondage n'ait pas
"rendu public" le fait que les sondages publiés sur LCI ou dans Le Figaro
étaient cofinancés par l'Elysée, a-t-il dit. Un second jugement, qui devait être rendu mardi, sur des propos de même
teneur publiés par le site internet de Marianne, a été prorogé au 23 mars.

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