Un homme de 34 ans a été condamné lundi à 12 ans
de réclusion criminelle par la cour d'assises de Seine-et-Marne pour avoir tué
ses grands-parents âgés de 76 et 82 ans à leur domicile en février 2008 à
Thomery (Seine-et-Marne).
La présidente, Martine de Maximy, a également condamné cet homme à un
"suivi socio-judiciaire de 15 ans" et à "une injonction de soins".
Evoquant un geste "monstrueux", "abominable", l'avocat général, Marc Mulet,
avait requis "15 ans" de réclusion criminelle.
"Je crois qu'il a volontairement tué ses grands-parents, non pas pour les
biens mais à un moment donné, la frustration, la violence, l'ont poussées à
les tuer", avait affirmé l'avocat général.
Teddy Flamant, qui présente un casier judiciaire vierge, encourait la
réclusion criminelle à perpétuité.
Le 12 février 2008, l'auxilaire de vie du couple découvre à leur domicile
les cadavres de René Flamant, 82 ans et celui de Wladyslawa, 76 ans, dans deux
pièces différentes.
La salle à manger, la cuisine et le salon présentent des traces de sang. La
scène du crime a fait l'objet d'un nettoyage partiel.
Les autopsies révèlent une mort par strangulation avec de multiples lésions
pour ce couple sans histoire. Un tabouret cassé est retrouvé à proximité du
corps de Mme Flamant mais aucune effraction n'est constatée.
Arrivée sur place, la police retrouve un bouton de chemise qui s'avérera
appartenir à Teddy et une lettre manuscrite sur laquelle était écrit: "je
donne tout à Teddy". L'expertise graphologique révèlera que Teddy en est le
rédacteur.
A l'origine du drame, une "altercation plutôt violente" aurait eu lieu
entre Teddy et son grand-père. René Flamant "l'a mis dehors" deux jours avant
les faits "car il ne supportait plus l'oisiveté" de son petit-fils, avait
expliqué jeudi à la barre un policier de la brigade criminelle de la police
judiciaire de Versailles, saisie de cette affaire.
Selon le témoignage d'un expert psychologue, Teddy a changé de personnalité
après ses 20 ans, au retour de son service militaire, passant d'un état de
jeune homme "intelligent, sportif" à "une vie d'errance, souvent passif et
seul".
Interrogé en début d'audience par la présidente de la cour d'assises, Teddy
Flamant a déclaré qu'il ne se "souvenait plus" de ce qui s'est passé.