Un père de famille divorcé a été condamné lundi
soir par les assises de la Drôme à 30 ans de réclusion criminelle, assortie
d'une période de sûreté de 20 ans, pour avoir tué ses trois enfants en les
noyant dans une baignoire à Montélimar en juillet 2007.
En ne retenant pas la préméditation, les jurés ont été plus cléments que
l'avocat général, Jean-Pierre Nahon, qui avait requis en début d'après-midi la
réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans à
l'encontre de Pierre Joly, 39 ans.
Evoquant une affaire "hors norme, hors du commun, particulièrement
délicate, de laquelle nous sortirons tous ébranlés", M. Nahon avait décrit
l'accusé comme un "homme monstrueux, froid, manipulateur".
Pour l'avocat général, c'est la requête en divorce, déposée quelques
semaines plus tôt par sa femme, que Pierre Joly avait quittée car il en aimait
une autre, qui avait "atteint son côté narcissique, son ego", menant aux
meurtres.
"Pierre Joly n'éprouve aucun repentir, aucun remord perceptible", avait
ajouté M. Nahon, pour qui la préméditation était évidente, ce drame ayant été
"mûri, réfléchi, préparé".