Effet suspensif : En matière pénale, l’opposition met par elle-même la première condamnation à néant. En matière civile, l’opposition suspend l’exécution du jugement. Ce dernier ne sera anéanti que par le jugement qui le rétracte. En matière administrative, l’opposition ne suspend pas l'exécution du premier jugement. Sort du jugement initial et nouvelle décision : L’opposition est une voie de rétractation, donc si elle aboutie, l’instance recommence (article 577 Code de procédure civile/CPC). L’affaire est à nouveau instruite et jugée, selon les règles applicable à la juridiction. Une fois le débat achevé, l’instance en opposition peut avoir deux issues : - l’opposition est rejetée : le jugement initial est confirmé. On peut alors se demander quelle voie de recours est ouverte à l’opposant (celui qui a fait l’opposition). La décision en question est une décision en dernier ressort (article 571 CPC), la voie de l’appel est donc fermée, il reste le pourvoi en cassation.
- l’opposition est accueillie : le jugement est anéantie par un jugement qui le rétracte. Le premier jugement est réputé n’avoir jamais existé. Il a néanmoins pu être déjà exécuté. Il faut se rappeler que l’exécution d’un jugement est faite aux risques et périls du bénéficiaire. Celui qui a bénéficié de l’exécution peut être condamné à des restitutions et éventuellement des D et I.
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