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| | | Quelle est la différence entre main courante et plainte ? | |
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Principe | La main courante et la plainte sont souvent assimilées, à tort. |
La main courante | Le dépôt sur main courante est un moyen permettant de donner une date à des évènements d’une certaine gravité mais qui ne constituent pas en eux-mêmes une infraction.
Dans ces cas, il est nécessaire de dater le jour et l’heure de la déclaration, afin de prouver ces faits dans le cadre d’une procédure future.
Mais il n’y a pas de dépôt de plainte : il s’agit d’une simple déclaration.
Par exemple : le bruit du voisinage, la non présentation de l’enfant conformément à ce qu’exige un décision de justice, le constat du départ du conjoint du domicile.
Le dépôt sur main courante est une déclaration qui peut être effectuée au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie.
Ainsi, grâce au jour et à l’heure de la déclaration, l’enregistrement de l’évènement par la force publique peut constituer un début de preuve dans une procédure future, civile ou pénale. |
La plainte | La plainte est une démarche tendant à poursuivre l’auteur de faits délictueux en justice afin de le faire condamner à une peine et/ou à verser des dommages et intérêts.
La plainte peut être déposée, comme la main courante, au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie, qui la transmet au procureur de la République.
La plainte peut aussi être directement adressée au Procureur de la République, au Tribunal de Grande Instance du département.
Le Procureur peut alors décider de donner suite à la plainte et d’engager des poursuites à l’encontre de l’auteur des faits.
Il peut aussi décider de classer l’affaire sans suite, faute de preuve notamment.
Il peut enfin mettre en œuvre des mesures alternatives aux poursuites, comme un médiation, un rappel à la loi ou une composition pénale. |
A noter | Si le Procureur décide de classer l’affaire sans suite, le plaignant peut quand même reprendre l’initiative d’un procès en portant plainte directement auprès du Doyen des juges d’instruction du Tribunal de Grande Instance. Dans ce cas, il pourra être exigé du plaignant le versement d’un somme d’argent (« la consignation »), afin d’éviter les plaintes abusives. Cette somme pourra lui être restituée si il gagne le procès. Le plaignant pourra en être dispensé s’il bénéficie de l’aide juridictionnelle. |
| Avez-vous trouvé ce que vous cherchiez ? Article rédigé par Renaud Ase, Chargé d'enseignement en droit public à l'Université Paris X Nanterre
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