Le bénéficiaire de l’aide peut librement choisir son avocat . A défaut de choix, ou si l’avocat refuse (ce qu’il est en droit de faire) d'intervenir au titre de l'aide juridictionnelle, un avocat lui sera désigné. Si le bénéficiaire obtient l’aide totale, il n’aura pas à rémunérer l’avocat. Celui-ci percevra une « contribution » versée par l’Etat sur la base d’un tarif réglementaire, contribution inférieure au montant normal des honoraires. S’il obtient l’aide partielle, le bénéficiaire ne devra verser qu’un complément de rémunération. Si une mesure d’instruction est décidée par le juge (comme, par exemple, une expertise), le bénéficiaire de l’aide est dispensé d’en avancer les frais. Si l'aide vous est accordée, vous devez saisir la juridiction dans les 12 mois qui suivent l'acceptation de la demande d'aide pour ne pas en perdre le bénéfice.Vous pouvez toutefois déposer une nouvelle demande d'aide. Vous êtes dispensé de la contribution de 35 € pour l'engagement d'une action en justice à condition de fournir la décision d'aide juridictionnelle. L'aide est refusée si l'action apparaît irrecevable, sans fondement ou si les conditions de ressources ne sont pas remplies. En cas d'urgence ou si le procès met en péril vos conditions de vie, une admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être accordée. Attention : si vous perdez le procès ou si vous êtes condamné à payer les frais du procès (dépens), vous devez rembourser à l'adversaire les frais qu'il a engagés, à l'exception des honoraires d'avocat (sauf décision contraire du tribunal). |