Le principe de publicité a des limites. La publicité doit éviter de favoriser le scandale, ou de porter atteinte à certains droits fondamentaux, comme la protection de la vie privée ou la présomption d’innocence. Il existe donc de nombreuses dérogations à la publicité. Dans certains cas, les audiences ne sont pas publiques. On dit qu'elles se tiennent "à huis clos" ou "en chambre du conseil". En matière civile, l’audience peut se tenir à "huis clos" dans de nombreux cas : La plupart du temps, pour éviter tout scandale ou préserver la tranquillité des personnes. C’est le cas en cas de divorce, de contentieux de la filiation, de contentieux de l’autorité parentale, ou de l’audition d’un dirigeant d’une société en faillite. Le juge peut décider de renvoyer l’affaire en chambre du conseil en cas de risque d’atteinte à l’intimité de la vie privée, ou si toutes les parties le demandent, ou s’il survient des désordres de nature à troubler la sérénité de la justice. En matière pénale, l’audience peut se tenir à huis clos dans certains cas : - Les procédures de médiation ou de composition ne sont pas des audiences et se déroulent par conséquent à huis clos.
- Quand la loi l’ordonne (affaires concernant des mineurs)
- Quand la loi le permet, le président peut ordonner le huis clos en cas de danger pour l’ordre ou les mœurs.
Il peut aussi le faire sur demande de la victime s’agissant de certaines infractions sexuelles. En matière administrative, certaines affaires sont traitées en chambre du conseil. |