Le modèle inquisitoire accentue au contraire la différence entre justice pénale et justice civile. Il privilégie pour la première, la position de surplomb d’un juge: - représentant l’intérêt général
- et chargé de diriger l’enquête afin de faire triompher la vérité.
Dans ce système, le juge est un magistrat professionnel doté de pouvoirs importants destinés à lui permettre de diligenter lui-même les investigations à charge et à décharge. Le juge recherche lui-même la vérité, et peut parfois même mettre l’action en mouvement (ex. du ministère public dans un procès pénal). Les parties ne sont donc pas directement obligées d’assurer l’enquête au soutien de leurs prétentions (demandes). Ce modèle appuie sa légitimité sur l’idée que la justice répressive ne se limite pas à arbitrer un litige entre des plaideurs mais qu’elle intéresse la société même. En conséquence, la procédure inquisitoire est généralement écrite, souvent secrète et plutôt non contradictoire : le juge étant lui-même chargé de produire une vérité judiciaire, la place laissée aux parties y est naturellement réduite. La procédure est inquisitoire dans les litiges administratifs, et durant la phase d’instruction du procès pénal. |