Ajouter a vos favoris |  Conseillez à un ami |  Plan du site |  Connexion |  Flux RSS 
 
Devenir avocat partenaire
 
 Fiches pratiques 
 
 Modèles types 
 
 Jurisprudence 
 
 Codes et lois 
 
 Convention collective 
 
 Forum 
 
 Auto-Ecole 
 
 Tests code de la route 
 
 Avocat 
 
 Outils 
 
 Emploi Juriste 
 
 
 
 
Suivez nous sur
Retrouvez nous
sur Facebook
Signaler un problème
Voir aussi
Numéro de l'article :
Rechercher une jurisprudence
Plus rapide, plus intuitif, plus efficace, essayez notre moteur de recherche de jurisprudence, vous serez étonné !
Recherche Experte
La base de données est fournie par Légifrance et actualisée quotidiennement (Intégralité des décisions publiées sur Légifrance de la Cour de cassation, des Cours d'appel, du Conseil d'Etat, des Cours administratives d'appel...).


Jurisprudence
Demander l'anonymisation de cet arrêt

Cour de Cassation

Chambre criminelle

du 18 juin 1996

95-84.352
Publié au bulletin



Titrages et résumés : COMPARUTION IMMEDIATE - Procédure - Domaine d'application - Délit flagrant puni d'un emprisonnement au moins égal à un an sans excéder sept ans.Aux termes de l'article 395 du Code de procédure pénale , alinéa 2, dans sa rédaction issue de la loi du 8 février 1995, en cas de délit flagrant, le procureur de la République, s'il estime que les éléments de l'espèce justifient une comparution immédiate, peut traduire le prévenu sur-le-champ devant le tribunal, lorsque le maximum de l'emprisonnement prévu par la loi est au moins égal à 1 an sans excéder 7 ans.




Président : M. Le Gunehec, président
Rapporteur : M. Pibouleau, conseiller rapporteur
Avocat général : M. Le Foyer de Costil, avocat général
Avocat : la SCP Piwnica et Molinié



REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS



CASSATION sur le pourvoi formé par :

- le procureur général près la cour d'appel d'Amiens,

contre l'arrêt de ladite cour d'appel, en date du 23 juin 1995, qui, dans la procédure suivie contre X... Narciso pour soustraction de fonds à un dépositaire public, a annulé le jugement de condamnation prononcé à son encontre.


LA COUR,


Vu les mémoires produits en demande et en défense ;


Sur le moyen de cassation pris de la violation des articles 393 et 395 du Code de procédure pénale :


Vu lesdits articles ;


Attendu qu'aux termes de l'article 395 du Code de procédure pénale , dans sa rédaction issue de la loi du 8 février 1995, le prévenu peut être traduit sur-le-champ devant le tribunal si le procureur de la République estime que les éléments de l'espèce justifient une comparution immédiate et que le maximum de l'emprisonnement est au moins égal à 1 an sans excéder 7 ans ;


Attendu qu'il appert de l'arrêt attaqué et des pièces de procédure que, traduit en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Péronne pour avoir le 15 juin 1995 soustrait des fonds au préjudice d'un dépositaire public, délit prévu et puni par l'article 433-4 du Code pénal , Narciso X... a été condamné, par jugement du 16 juin 1995, à un mois d'emprisonnement et 10 000 francs d'amende ainsi qu'à des dommages-intérêts envers la partie civile ;


Attendu que, pour annuler le jugement entrepris, la cour d'appel énonce que le recours à la comparution immédiate n'est possible que lorsque le maximum de l'emprisonnement prévu par la loi n'excède pas 5 ans et, qu'en l'espèce, le délit de l'article 433-4 du Code pénal , pour lequel Narciso X... a comparu devant le tribunal, lui faisait encourir la peine de 7 ans d'emprisonnement ;


Mais attendu qu'en prononçant ainsi, alors que l'article 58 de la loi du 8 février 1995 a étendu le champ d'application de la comparution immédiate, en portant de 5 ans à 7 ans le maximum de l'emprisonnement prévu par la loi, les juges d'appel ont méconnu le texte susvisé ;


D'où il suit que la cassation est encourue ;


Par ces motifs :


CASSE ET ANNULE en toutes ses dispositions l'arrêt susvisé de la cour d'appel d'Amiens, en date du 23 juin 1995, et pour qu'il soit jugé à nouveau conformément à la loi :


RENVOIE la cause et les parties devant la cour d'appel de Douai.



Publication : Bulletin criminel 1996 N° 257 p. 779

Décision attaquée : Cour d'appel d'Amiens, 23 Juin 1995


Textes appliqués :

    Source: Legifrance actualisé au 22 Mai 2012

    Demander l'anonymisation de cet arrêt