Vous serait-il possible s'il vous plait de m'orienter et m'indiquer une jurisprudence concernant les faits suivants :
Une amie est aide ménagère. Le 29 décembre 2008, pendant son temps de travail, (donc au domicile de son employeur), le chien de ce dernier la mordu au visage alors qu'elle était penchée pour ramasser une rallonge. Elle est sortie de la maison et s'est réfugiée chez les voisins. Ceux-ci ont appelé les pompiers. Le contre rendu médical indique les faits suivants :
• plaie sublabiale gauche
• plaie de la narine droite : 2 cm environ
• plaie sublabiale droite
• L'ensemble des lésions a entraîné des pertes dermiques.
Elle a du s'alimenter à la paille durant 2 jours, soins infirmiers durant 15 jours, suivi d'une dépression légère, de vives douleurs durant plusieurs semaines.
Cette personne à l'heure actuelle ressent toujours des douleurs au niveau de la gencive supérieure et du nez. Certes les cicatrices sont peu visibles mais elle reste toujours choquée par cette agression.
Elle a contacté l'assureur de son employeur qui lui a répondu ne pouvoir intervenir. Elle a déposé plainte le 23 avril 2009.
Elle a été indemnisée uniquement par la CPAM pour accident de travail (indemnités journalières) à hauteur 60% jusqu'au vingt-huitième jours d'arrêt et 80% au delà.
Le 21 janvier 2010, elle s'est présentée devant le service contentieux de la sécurité sociale suite à "une demande de reconnaissance de faute inexcusable de son employeur". Celui refuse catégoriquement de reconnaître la moindre faute de sa part.
Il est à noter qu'entre temps le chien à mordu la fille de l'employeur, également au visage, à la suite de quoi le chien a été euthanasié.
En fait, mon amie demande réparation pour préjudice moral et physique, perte de salaire et le remboursement de ses lunettes qui ont été cassées pendant l'agression. Elle ne trouve aucune voie lui permettant d'aboutir à sa requête.
Le véritable problème est que de façon récurrente, on lui rétorque que l'animal étant à son domicile, la faute vient de mon amie qui aurait du prendre les mesures nécessaires pour que les faits ne puissent se produire. Je suis persuadée que le propriétaire reste néanmoins responsable de son animal et qu'étant en temps de travail, la sécurité de mon amie devait être assurée. Vous serait-il possible de m'orienter, m’indiquer la marche à suivre et si possible une jurisprudence.
Je vous remercie par avance de l'aide que vous pourriez m'apporter



