Bonjour à vous,
Ce message s'adresse aux personnes se connaissant en droit pénal et en procédures. Je vous explique ma situation.
Il y a 4 ans exactement, j'ai subi une tentative de viol, et j'insiste bien sur le terme, je n'ai pas porté plainte car a l'époque j'ai été tétanisée, et ne connaissant pas l'identité de mon agresseur, j'ai pensé à tort que c'était peine perdue.Pendant tout ce temps je rêvais d'avoir l'occasion de lui faire pardonner ce geste impardonnable. 4 ans plus tard,c'est à dire il y a un mois à peu prés, quelque chose d'extraordinaire s'est passé, j'étais en voiture le soir avec un ami et j'ai vu mon agresseur avec une jeune fille. Mon ami est descendu de la voiture pour l'interpeller et à ce moment même deux voitures de polices passaient, tous s'est passé très vite, au départ les policiers ont pensé à un canular, ça n'empêche que je me suis retrouvé au poste de police à déposer une plainte. A ce moment j'étais vraiment grisée, j'avais enfin attrapé cet homme, en plus, la fille avec qui il était ne le connaissait pas du tout, et il l'avait accosté de la même façon que moi il y a quatre ans. On pense tous que ce concours de circonstance a fait que le pire a été évité.
Mon moral est redescendu lorsque j'ai eu à tout raconter. J'avais comme recouvert ces souvenirs atroces et il a fallu les faire remonter à la surface. Mon agresseur a eu 2 jours de garde à vu, j'ai appris qu'il avait déjà été en prison pour tentative de viol.
Pendant ces deux jours, j'ai vu un psychologue, déposé une deuxième déposition dans laquelle j'ai du aller plus dans les détails, je suis retournée avec les hommes de la PJ au lieu de mon agression, tous mes proches avec qui j'en avais parlé ont été appelés ou convoqués. Au final tous les témoignages collaient, tout était cohérent. Enfin il y a eu la confrontation, difficile, il a tout nié,mais je me suis défendue bec et ongles, j'ai enfin pu lui dire ce que j'avais à dire et je l'ai mis face à ce qu'il a fait, à ce qu'il m'a fait vivre, mais je n'ai pas eu peur...
Aujourd'hui, un mois plus tard, j'ai reçu une lettre d'un psychiatre nommé par le vice président chargé de l'instruction ... J'ai rendez vous a la mi-janvier.
Ce que j'ai compris, c'est que l'avocat l'agresseur va essayer de qualifier cela comme "agression sexuelle" car le délai de prescription serait dépassé dans ce cas. Moi de mon coté, je ne sais pas quoi faire? Prendre un avocat? Ou suivre ces procédures et voire ce qu'il en sera? Pourquoi me demande-t-on encore de voire un psychiatre? Je ne sais pas si j'aurais à aller au tribunal... Voila, merci de m'éclairer si vous vous y connaissez. Merci



