Bonjour,
vous pouvez opérer une prise d'acte aux torts de l'employeur.
Si vous désirez réellement partir, tout en bénéficiant de l'allocation
chômage, vous pourriez opérer une prise d'acte. La prise d'acte, dont les effets sont réglés par les arrêts du, 25 juin 2003 (Chambre Sociale).
D'après cet arrêt, lorsque le
juge considère que les griefs invoqués par le
salarié sont fondés, la rupture aura les effets d'un
licenciement sans cause réelle et sérieuse (donc d'importantes indemnités), sans que pour autant l'employeur ne soit tenu de délivrer une
lettre de licenciement (Cass. soc., 3 févr. 2010). Le salarié pourra prétendre aux indemnités correspondantes avec intérêts au taux légal à compter du jour de cette prise d'acte. Celle-ci n'exclut pas notamment que le salarié puisse prétendre au paiement du préavis et des
congés payés afférents même s'il avait été, à sa demande, dispensé par l'employeur de l'exécuter ou qu'il ait été malade pendant cette période (Cass. soc., 20 janv. 2010).
Le salarié peut par exemple obtenir la requalification de sa prise d'acte en
licenciement sans cause réelle et sérieuse lorsque l'employeur ne verse pas la rémunération due (Cass. soc., 21 janv. 2009).
Or, les
heures supplémentaires sont une rémunération, et elles vous sont dues...
Cela dit, c'est à vous de choisir : la prise d'acte est un processus nécessairement judiciaire, et vous risquez de nuire à l'avenir de l'entreprise en lui imposant le versement d'importantes indemnités. Peut-être que demander un
licenciement économique serait préférable pour tous, même si, pour vous, les indemnités sont inférieures. C'est un choix à faire.
Plus d'infos ici :
http://www.easydroit.fr/droit-du-travail-droit-social/Le-regime-de-la-demission/La-demission-contrainte.htm Bien à vous,
Johan