Bonjour ...
Votre question est très intéressante, et à ma connaissance inédite du fait du caractère récent du
CNE ... ce qui la rend délicate !
D'abord, sachez que la "période d'essai" du CNE n'en est pas vraiment une :il s'agit d'une période de consolidation de l'emploi ... mais le régime est proche ! De même, la rupture à votre initiative ne peut être qualifiée de
démission : il s'agit seulement ... d'une rupture de votre initiative !
Le problème est que l'ordonnance du 2 août 2005 sur le CNE est très brève (pour ne pas dire silencieuse) sur la rupture à l'initiative du
salarié ! Tentons malgré tout de répondre à votre question.
Pour bénéficier de l'allocation ASSEDIC, il faut avoir été involontairement privé d'emploi (art L 351-1 du code du travail) ... donc ne pas être à l'origine de la rupture du
contrat de travail. Il existe cependant des causes de ruptures légitimes énumérées par l'art 15 de l'accord d'application. Malheureusement le régime de la rupture de la période de consolidation de l'emploi du CNE n'est pas abordée. Ceci étant dit, il est prévu comme cause de rupture légitime "la rupture à l'initiative du salarié au cours d'une période d'essai n'excédant pas 91 jours".
Même si comme je vous l'ai dit, la période de 2 ans du CNE n'est pas à proprement parler une période d'essai, on peut sans doute extrapoler. Dans votre cas, la rupture s'est faite au bout de 6 mois : cela me paraît long, et selon moi risque de menacer vos droits aux ASSEDIC. Vous risquez en effet de ne pas être considéré comme étant "involontairement privé d'emploi".
Voila pour ma part ce que je pense de votre cas.
Bonne continuation !