- L’employeur ne peut prononcer une sanction pécuniaire ou une amende à l’encontre du salarié (article L. 122-42 du Code du travail). Il ne peut donc par exemple procéder à une retenue sur salaire, ou réduire une prime. Cette sanction serait annulée par le juge prud’hommal.
- L’employeur doit respecter la règle du non-cumul des sanctions : il ne peut sanctionner plusieurs fois une même faute. Cette sanction serait annulée par les juges. Par contre, en cas de récidives du salarié, qui commet des fautes répétées, l’employeur peut tenir compte de manquements déjà sanctionnés, pour sanctionner le salarié, si ces manquements ont été sanctionnés depuis moins de trois ans. Sinon, aucune sanction antérieure de plus de trois ans à l’engagement des poursuites disciplinaires ne peut être invoquée à l’appui d’une nouvelle sanction (article L. 122-44 du Code du travail).
- Le licenciement disciplinaire d’un salarié doit, par ailleurs, être soumis à l'autorisation préalable de l'inspection du travail lorsque le titulaire du contrat est un salarié protégé (délégué du personnel, membre du comité d’entreprise, délégués syndicaux et représentants syndicaux au comité d’entreprise, etc).