Le Code du travail ne prévoit aucune procédure spéciale de mise à la retraite d’un salarié.
Mais, le plus souvent, l’employeur convoque le salarié à un entretien préalable.
Cet entretien permet notamment de vérifier que le salarié remplit bien les conditions de mise à la retraite et permet de fixer le point de départ du préavis.
Cas particulier : L’employeur devra requérir une autorisation préalable de l'inspection du travail si le salarié mis à la retraite est un représentant du personnel.
L’employeur doit respecter un délai de préavis avant que ne soit effectif le départ du salarié à la retraite.
Ce préavis commence à courir à la date où l'employeur notifie au salarié son départ.
La durée du préavis varie selon l’ancienneté du salarié :
- Ancienneté inférieure à 6 mois : le préavis est déterminé uniquement par les conventions, accords collectifs ou usages s’ils existent,
- Ancienneté de six mois à deux ans : l’employeur doit respecter un préavis d’un mois,
- Ancienneté de plus de deux ans : le préavis est d’au moins deux mois.
L’employeur devra verser une indemnité de mise à la retraite dont le montant est au moins égal à :
- celui de l'indemnité légale de licenciement,
- celui de l'indemnité de départ à la retraite prévue par la convention collective ou le contrat de travail si celle-ci est plus importante que l'indemnité légale de licenciement.
Le salaire de référence peut être calculée de deux manières :
- soit 1/12ème de la rémunération brute (salaire, primes... des 12 derniers mois qui précèdent la notification de la mise à la retraite) ,
- soit 1/3 des 3 derniers mois de rémunération brute précédant la notification ou la fin du contrat de travail, selon le calcul le plus favorable (les primes de caractère annuel ou exceptionnel, versées durant cette période, ne sont alors prises en compte qu'au prorata de la durée de ladite période).
C'est le calcul le plus favorable au salarié qui doit être retenu.
Ensuite, le salaire de référence doit être divisé par 10 puis le résultat est multiplié par le nombre total d'années d'ancienneté du salarié.
Si l'ancienneté excède 10 ans, on ajoute 1/15e du salaire mensuel de référence par année d'ancienneté, au-delà de 10 ans.
Cette indemnité n'est pas soumise à cotisation sociale (dans certaines limites).
Elle est soumise à la CRDS (au taux de 0,5 %) et à la CSG (au taux de 7,5 %) pour la part supérieure au montant légal ou fixé par la convention collective (la part inférieure au montant en étant exonérée). |