Le contenu du règlement intérieur est strictement limité par l'article L. 1321-1 et s. du Code du travail.
Il doit exclusivement fixer certaines règles à respecter : Il s’agit d’obligations ou d’interdictions nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise et dont le non-respect expose le salarié à des sanctions.
Il peut s’agir par exemple d’obligations relatives à la confidentialité, aux horaires collectifs, etc.
L’employeur fixe également dans le règlement intérieur, la nature et l’échelle des sanctions applicables dans son entreprise.
Ces sanctions sont énumérées, par ordre de gravité, en fonction du classement suivant : avertissement, mise à pied disciplinaire, mutation, rétrogradation, licenciement pour faute.
Certaines sanctions sont cependant interdites (notamment les sanctions pécuniaires). - Les règles d’hygiène et de sécurité
Lorsque la nature des risques le justifie, le règlement intérieur doit prévoir des instructions sur les conditions d’utilisation des équipements et des instruments de travail, des mesures de protection individuelle (port d’un casque, de gants, etc.) et collective.
Par ailleurs, le règlement intérieur fixe les règles de participation éventuelle des salariés au rétablissement de conditions de travail protectrices de leur sécurité et de leur santé. - Le rappel des droits de la défense du salarié
Le règlement intérieur doit contenir une série de dispositions concernant les droits procéduraux des salariés.
Il rappelle notamment les dispositions du Code du travail, prévues aux articles L. 1332-1 à L. 1332-3 du Code du travail, et les dispositions conventionnelles assurant des garanties de procédure aux salariés faisant l’objet d’une sanction (entretien spécifique, commission de discipline, etc).
Le règlement intérieur rappelle également la protection contre toute sanction, de victimes ou de témoins d’actes de harcèlement moral ou sexuel. |