En principe, la sanction s’impose au salarié.
Si le salarié refuse d’obtempérer, vous devez le mettre en demeure d’exécuter la sanction.
Cependant, dans certains cas, la sanction a pour effet de modifier le contrat de travail : modification importante du lieu de travail, modification de la rémunération, affectation sur un autre poste entraînant une modification des fonctions du salarié, modification de la durée du travail, etc.
Dans ces hypothèses, la sanction a pour effet de modifier le contrat de travail du salarié.
L’employeur doit donc requérir l’accord du salarié pour mettre en œuvre la sanction.
L’employeur doit proposer la modification du contrat dans la lettre de notification de la sanction.
Il est conseillé de prévoir un délai de réflexion suffisant pour permettre au salarié de donner son accord.
En général, l’employeur joint à la lettre de notification de la sanction, un avenant au contrat de travail que le salarié doit retourner signé.
Si le salarié refuse la modification de son contrat, l’employeur doit alors prononcer une autre sanction, aux lieu et place de la sanction refusée : il doit envisager de prononcer un licenciement.
Dans ce cas, l’employeur devra engager une procédure de licenciement, en convoquant le salarié à un nouvel entretien préalable avant de lui notifier son licenciement.
Le licenciement sera motivé par la faute initiale à l’origine de la procédure disciplinaire. |