L’employeur doit obligatoirement convoquer le salarié à un entretien préalable.
La lettre de convocation doit aussi préciser qu’aucune solution de reclassement n’a été trouvée, malgré les efforts de l’employeur.
Elle doit également préciser la possibilité pour le salarié de se faire assister par une personne de son choix appartenant de l’entreprise, ou et s’il n’y a pas de représentants du personnel dans l’entreprise, par une personne extérieure à l’entreprise mentionnée sur une liste préfectorale ou municipale.
L'entretien préalable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre de convocation.
L’employeur expose, au cours de l’entretien, les raisons économiques du licenciement.
Dans les entreprises de moins de 1000 salariés, l’employeur a l’obligation de proposer à tout salarié lors de tout entretien préalable à son licenciement pour motif économique, le bénéfice d’une « convention de reclassement personnalisé » (la CRP se substitue, depuis la loi du 18 janvier 2005, à l’ancien plan d’aide au retour à l’emploi anticipé dit Pré-PARE).
Un document doit lui être remis lors de l’entretien préalable.
Cette convention lui permettra de bénéficier, après la rupture de son contrat de travail, d’un plan de reclassement personnalisé.
Ce plan de reclassement prévoit des mesures de reclassement, telles que des mesures d’accompagnement et d’orientation du salarié, d’appréciation de ses compétences professionnelles, de validation des acquis de l’expérience, etc.
Le salarié dispose d’un délai de réflexion de 14 jours qui court à compter de la date de remise du document.
Si le salarié adhère à la convention de reclassement, l’employeur n’a pas à adresser au salarié une lettre de licenciement.
Dans ce cas, le contrat sera rompu d’un commun accord. |