En contrepartie des heures supplémentaires, l’employeur doit verser une majoration de salaire. Les heures supplémentaires effectuées donnent droit à une majoration de salaire déterminée soit par convention ou accord de branche étendu ou par convention ou accord d’entreprise ou d’établissement, à un taux qui ne peut être inférieur à 10 % , soit, à défaut d’accord collectif, à un taux de 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires et 50 % au-delà. Ce repos compensateur peut être mis en place :
- par convention ou accord collectif d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche,
- ou par décision unilatérale du chef d’entreprise, avec avis conforme du comité d’entreprise ou, s’ils existent, des délégués du personnel, dans les entreprises dépourvues de délégués syndicaux.
Cependant, dans ce cas, le salarié peut, en accord avec l’employeur, décider que le repos compensateur de remplacement qui lui serait applicable sera, pour tout ou partie converti, à due concurrence, en une majoration salariale dont le taux ne peut être inférieur au taux de majoration des heures supplémentaires applicable dans l’entreprise (dispositif expérimental prévu pour les repos acquis entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2009). - Pour les heures supplémentaires accomplies au-delà du contingent : la contrepartie obligatoire en repos
Cette contrepartie en repos due pour toute heure supplémentaire effectuée au-delà du contingent est fixée, par la loi, à 50 % pour les entreprises de 20 salariés au plus et à 100 % pour les entreprises de plus de 20 salariés.
Un accord collectif ne peut prévoir de durée inférieure.
La contrepartie obligatoire en repos peut être prise par journée entière ou par demi-journée à la convenance du salarié.
Le salarié doit faire une demande de contrepartie obligatoire à l’employeur au moins une semaine à l’avance en précisant la date et la durée du repos.
Dans les 7 jours suivant la réception de la demande, l’employeur informe le salarié soit de son accord, soit, après consultation des délégués du personnel, des raisons relevant d’impératifs liés au fonctionnement de l’entreprise qui motivent le report de la demande.
En cas de report, l’employeur propose au salarié une autre date, sans pouvoir toutefois différer la date du congé de plus de deux mois.
Cette contrepartie est prise dans un délai maximum de 2 mois suivant l’ouverture du droit, sous réserve des dispositions permettant à l’employeur de différer la prise de la contrepartie obligatoire.
Mais l’absence de demande de prise de la COR par le salarié ne peut entraîner la perte de son droit au repos.
Dans ce cas, l’employeur lui demande de prendre effectivement ses repos dans un délai maximum d’un an. |