La durée maximale hebdomadaire du travail de nuit, calculée sur une période de douze semaines consécutives, ne peut excéder 40 heures (44 heures si la convention de branche étendue ou l'accord d'entreprise le prévoit « lorsque les caractéristiques propres à l'activité d'un secteur le justifient » selon l’article. L. 3122-35 du Code du travail).
La durée maximale quotidienne du travail effectuée par un travailleur de nuit est fixée à huit heures, peu importe que l'horaire ne soit pas effectué en totalité la nuit (article L. 3122-34 du Code du travail).
Mais l'accord peut, bien entendu, prévoir une durée moindre.
La loi a prévu plusieurs cas de dérogations à la durée maximale journalière de travail (article L3122-34 du Code du travail), notamment la possibilité de déroger à la durée maximum quotidienne de 8 heures par accord de branche étendu ou accord d'entreprise :
- pour certaines activités (caractérisées par l'éloignement entre le domicile et le lieu de travail du salarié, les activités de garde, de surveillance, les activités caractérisées par la nécessité d'assurer la continuité du service ou de la production),
- en raison de circonstances exceptionnelles, anormales et imprévisibles (sur autorisation de l'inspecteur du travail),
- ou pour réaliser des travaux urgents.
En cas de dérogation à la durée maximale quotidienne du travail de nuit, il doit être accordé aux salariés concernés une période de repos d'une durée au moins équivalente au nombre d'heures effectuées en application de la dérogation (article R. 3122-12 du Code du travail).
Ainsi, un salarié qui travaillera 11 heures (8h+3h) aura donc droit à 3 heures de repos au minimum. |