La mise en place d'horaire à temps partiel requiert toujours l'accord exprès du salarié.
Il s'agit en effet de modifier le contrat de travail du salarié, ce qui ne peut être fait sans son consentement. Le refus du salarié ne peut constituer, en soi, une faute.
De plus, le passage à temps partiel peut être soumis à des règles particulières : - En présence d’un accord collectif
Les horaires de travail à temps partiel peuvent être prévus par une convention collective, un accord de branche étendu ou un accord d'entreprise ou d'établissement.
L'accord collectif peut prévoir les règles de demande, de l'employeur ou du salarié, d'horaires à temps partiel. - En l’absence d’accord collectif
- Initiative de l'employeur
En l'absence d'accord applicable, les horaires de travail à temps partiel peuvent être pratiqués à condition d'être soumis préalablement à l'avis du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel.
L'avis des représentants du personnel est transmis, dans les quinze jours, à l'inspection du travail.
En l'absence d’institution de représentation du personnel, les horaires à temps partiels peuvent être pratiqués à l'initiative du chef d'entreprise ou à la demande des salariés après information de l'inspecteur du travail.
- Demande du salarié
Le salarié peut demander à son employeur de bénéficier d'un horaire à temps partiel.
Pour cela, il doit communiquer sa demande au chef d'entreprise par lettre recommandée avec accusé de réception au moins six mois avant la date envisagée pour l'application des nouveaux horaires. (article. D3123-3 du Code du travail).
La lettre doit préciser la durée de travail souhaitée ainsi que la date envisagée pour la mise en oeuvre du nouvel horaire.
Le chef d'entreprise est tenu de répondre au salarié par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai de trois mois à compter de la réception de la demande.
La demande du salarié ne peut être refusée que si le chef d'entreprise justifie de raisons objectives : l'absence d'emploi disponible ressortissant de la catégorie professionnelle du salarié ou de l'absence d'emploi équivalent ou s'il peut démontrer que le changement d'emploi demandé porte atteinte à la bonne marche de l'entreprise. |