La sélection du futur salarié doit se faire selon des critères objectifs. La loi ne prévoit aucune règle formelle pour l’entretien d’embauche.
Cependant, certaines questions sont interdites. Selon l’article L. 121-6 du Code du travail, les informations demandées, sous quelque forme que ce soit, au candidat à un emploi ou à un salarié ne peuvent avoir comme finalité que d'apprécier sa capacité à occuper l'emploi proposé ou ses aptitudes professionnelles.
Ces informations doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l'emploi proposé ou avec l'évaluation des aptitudes professionnelles.
Le candidat à un emploi ou le salarié est tenu d'y répondre de bonne foi.
Dès lors, les questions et tests envisagés doivent avoir un lien avec l’emploi proposé.
En outre, l'article L122-45 du Code du travail énumère les motifs de discrimination à l'embauche et permet, par conséquent, de connaître les types de questions qu'il est interdit de poser lors d'une phase de recrutement.
La règle est donc la même que celle applicable concernant l’offre d’emploi.
L’employeur ne peut donc sélectionner un salarié en raison de son origine, de son sexe, de ses moeurs, de son orientation sexuelle, de son âge, de sa situation de famille ou de sa grossesse, de ses caractéristiques génétiques, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son patronyme ou en raison de son état de santé ou de son handicap (article L. 122-45 du Code du travail). |