Il appartient donc au juge d’apprécier la gravité de l’adultère pour déterminer si celui-ci rend intolérable le maintien de la vie commune.
Le juge prendra en compte l’attitude des deux époux et la durée de la relation adultère.
Ainsi, si les deux époux ont commis un acte d’adultère alors cela peut retirer le caractère de gravité de l’adultère.
Bien entendu, il ne suffit pas d’affirmer que l’époux a commis l’adultère, il convient d’en rapporter la preuve au juge.
Ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus aisé.
Les règles générales de la preuve s’appliquent.
Enfin, l’adultère n’est pas la seule manifestation du manquement au devoir de fidélité.
Le juge peut retenir l’infidélité d’un époux en raison d’un comportement particulièrement humiliant pour le conjoint, comme entretenir une relation épistolaire ambigüe avec une tierce personne, s’inscrire dans un club de rencontres, etc.
Bien entendu, la même exigence de gravité est posée. |