La séparation de corps produit plusieurs effets : - Le sort des biens des époux
La séparation de corps modifiie le régime matrimonial des époux.
C’est le deuxième effet principal de la séparation de corps, lorsque les époux se sont mariés sous le régime légal (communauté de biens), c’est-à-dire qu’ils n’ont fait aucun contrat de mariage de séparation de biens, ils sont désormais en séparation de biens.
Ce qui veut dire que les biens devront être évalués par un notaire (biens immobiliers) afin qu’ils soient partagés entre les époux.
Ainsi, tout ce qu’ils acquerront par la suite leur appartiendra personnellement. Ils sont maintenus, mais avec un tempérament : en cas de séparation de corps par consentement mutuel, les époux peuvent dans leur convention, renoncer à leur vocation héréditaire réciproque. - Le devoir de secours (aide financière)
Enfin, le devoir de secours demeure, ce qui implique que les époux doivent continuer de subvenir à leurs besoins essentiels respectifs.
Ainsi, l’époux qui a les ressources financières les plus importantes doit verser une pension alimentaire à son conjoint.
Le montant de cette pension dépend des facultés et des besoins de chaque époux.
Ce montant est toujours révisable.
L’art. 216 al 2 Code civil prévoit enfin des déchéances totale ou partielle pour le créancier d’aliment (un des époux) qui s’est mal conduit envers le débiteur (l’autre époux). |