L’article 270 du Code civil pose effectivement une exception : le juge conserve, en effet, le droit de refuser le bénéfice d’une prestation compensatoire à l’époux qui la demande si l’équité le commande, soit au regard des circonstances particulières de la rupture, soit, lorsque le divorce est prononcé aux torts exclusifs de l’époux demandeur.
C’est donc désormais le juge qui décide, cela relève de son pouvoir d’appréciation.
En pratique, il est clair que cela ne concerne pas toutes les fautes, seules les fautes les plus graves peuvent conduire à l’exclusion du droit de demander une prestation compensatoire (en cas de violences conjugales par exemple) ou bien lorsque la rupture est brutale ou totalement injustifiable.
Par exemple, il en est ainsi pour une épouse qui délaisse totalement sa famille pour se consacrer à une vie exclusivement spirituelle… |