La loi de 2000 posait le principe selon lequel la prestation devait prendre la forme d’un capital.
Ce principe est repris et renforcé par la loi de 2004 qui élargit les modalités de versement de ce capital.
Elle prend donc en principe (art. 274 du C. civ.) la forme d’un versement d’une somme d’argent ou encore d’une attribution de biens soit en propriété, soit sous forme d’un droit temporaire ou viager d’usage d’habitation ou d’usufruit.
A défaut de pouvoir libérer le capital en une fois, le paiement de la prestation peut s’effectuer par des versements périodiques d’une durée de 8 années au plus.
La loi de 2004 prévoit aussi la possibilité de répartir le paiement du capital entre des versements périodiques et le versement d'une somme plus importante ou l'attribution de biens en propriété ou d'un droit temporaire ou viager d'usage, d'habitation, ou d'usufruit.
Ce n’est qu’exceptionnellement que le juge peut, par décision spécialement motivée et lorsque l'âge ou l'état de santé du créancier ne lui permet pas de subvenir à ses besoins, fixer la prestation compensatoire sous forme de rente viagère (art. 276 du Code civil).
Ainsi l’époux touche une somme d’argent en principe mensuellement jusqu’à sa mort.
Cela suppose un état de besoin irréversible, sans qu’aucune amélioration de la situation ne soit envisageable.
On tient compte exclusivement de l’âge et de l’état de santé.
La Cour de cassation a ainsi refusé l’octroi d’une rente à une épouse de 60 ans qui justifiait d’un emploi d’assistante maternelle agréée.
Cette rente viagère est indexée et fait donc l’objet d’une révision annuelle, le plus souvent en fonction de l’indice Insee des prix à la consommation.
Enfin, la loi de 2004 consacre désormais la possibilité d’un cumul du versement sous forme de capital et de rente viagère, c’est-à-dire de prévoir une prestation compensatoire mixte.
Cette solution peut être intéressante pour le juge lorsqu’il craint que la situation de l’époux demandeur ne soit pas facile à apprécier.
Cela lui laisse une marge de manœuvre importante. |