La conduite en état d’ivresse est considérée comme établie par le Code de la route dans cinq hypothèses :
- Si le conducteur d’un véhicule de transport en commun a une concentration d’alcool dans le sang au moins égale à 0,20 g/l et inférieure à 0,80 g/l ou si la concentration d’alcool dans l’air qu’il expire est au moins égale à 0,10 mg/l et inférieure à 0,40 mg/l (art. R. 234-1 du Code de la route) - Si l’automobiliste a une concentration d’alcool dans le sang au moins égale à 0,50 g/l et inférieure à 0,80 g/l ou si la concentration d’alcool dans l’air qu’il expire est au moins égale à 0,25 mg/l et inférieure à 0,40 mg/l (art. R. 234-1 du Code de la route) Dans ces deux premières hypothèses, l’infraction est sanctionnée par : - une contravention de 4ème classe ; - une perte de 6 points ; - une suspension du permis de conduire pour une période de 3 ans maximum. Cette suspension peut toutefois être limitée à la conduite en dehors de l’activité professionnelle (art. R. 234-1 du Code de la route). - une immobilisation du véhicule décidée par le maire ou l’officier de police judiciaire territorialement compétent (art. R. 234-1 du Code de la route renvoyant aux art. L. 325-1 à L. 325-3 du Code de la route).
- Si l’automobiliste a une concentration d’alcool dans le sang au moins égale à 0,80 g/l ou si la concentration d’alcool dans l’air qu’il expire est au moins égale à 0,40 mg/l (art. L. 234-1 du Code de la route)
- Si l’automobiliste conduit en état d’ivresse manifeste (art. L. 234-1 du Code de la route) ;
- Si l’automobiliste refuse de se soumettre aux contrôles d’alcoolémie (art. L. 234-8 du Code de la route). Dans ces trois dernières hypothèses, l’infraction est sanctionnée par : - une amende d’un montant maximal de 4500 euros ; - une peine de prison d’un durée de 2 an maximum ; - une perte de 6 points ; - des peines complémentaires (art. L. 234-2 du Code de la route) - une suspension du permis de conduire pour une période maximale de 3 ans maximum ; Cette suspension ne peut pas être limitée à la conduite en dehors de l’activité professionnelle et ne peut faire l’objet d’aucun sursis même partiel. - une annulation du permis de conduire avec interdiction de repasser le permis pendant une période de 5 années ; - l’interdiction de conduire certains véhicules à moteur pendant une période maximale de 5 ans ; - l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière - un travail d’intérêt général - une peine de jours-amendes - la confiscation du véhicule (art. 131-6 du Code pénal).
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