L’adultère commis pendant la procédure de divorce constitue une faute qui peut être reprochée à l’époux même s’il avait été irréprochable jusqu’alors.
Il ne faut pas oublier que les devoirs du mariage ne cessent qu’une fois le divorce prononcé…
Toutefois ce principe semble à nuancer en pratique et selon les circonstances.
Il a ainsi été jugé qu'un adultère commis après l'ordonnance de non conciliation alors que le juge avait décidé de la résidence séparée des époux ne constituait pas une faute rendant intolérable le maintien de la vie commune puisque cette vie commune était devenue inexistante (Cour d'appel de Paris du 10 octobre 1990).