Le principe vaut quelle que soit la cause de divorce.
Ainsi, même en cas de divorce prononcé aux torts d’un époux celui-ci conserve l’exercice de l’autorité parentale.
Concrètement, ce principe exige que les époux divorcés continuent de prendre les décisions importantes relatives à la personne de leur enfant ensemble.
Ce qui, on le comprend bien, n’est pas toujours aisé, mais c’est, selon le Code civil, la règle qui respecte le mieux l’intérêt de l’enfant.
Par exception, le JAF peut décider de confier l’exercice de l’autorité parentale à un seul des parents.
Pour décider de confier l’exercice unilatéral de l’autorité parentale à un parent, le juge doit le justifier par l’intérêt de l’enfant.
Ainsi, seuls des motifs graves imputables à l’autre parent peuvent permettre d’aboutir à un exercice unilatéral.
Par exemple, ce sera possible en cas de violence ou de maltraitante ou de comportement incompatible avec l’éducation d’un enfant (alcool, stupéfiants...).